Optimisation open space

Fini les bureaux fermés et isolés, la mode est à l’open space. Des lieux de travail ouverts censés fluidifier la communication dans les entreprises tout en rapprochant les salariés. Un paradis au travail ?
Loin de là, à en croire certains « open spacers », qui disent souffrir de cette organisation. Pourtant, celui-ci a d’abord été conçu comme un espace convivial, la proximité rendant la communication plus facile. L’ambiance est à la convivialité et le tutoiement souvent de mise. Une atmosphère presque bon enfant où la hiérarchie semble moins lourde. Alors pourquoi ces réserves, voire mêmes ces récriminations ?
 
Tout simplement parce qu’il n’y a pas de solution miracle dans l’organisation du travail. Il y a une « philosophie de « l’open-space », et  il faut la comprendre pour l’utiliser de façon optimale. À l’image de ce qui se passait dans les premières « start-Up », le travail dans un open-space doit être un travail d’équipe, où chacun doit adhérer à l’organisation et à la manière de fonctionner qu’il requiert. Certes , il y a peu d’intimité dans un open-space , mais cette proximité peut engendrer plus de solidarité, de cohésion, une meilleure circulation de l’information… et « raccourcir le temps ». C‘est l’occasion d’entendre une idée qui passe, d’y ajouter une remarque, de rebondir sur une question, d’y répondre et de renvoyer la sienne.
Rendre  ces vertus effectives, ne va pas de soi. Il faut que les collaborateurs adhèrent à cette forme d’organisation du travail, et cultivent les comportements adaptés. Il y a un vrai savoir vivre en « open-space »  qui est requis. Il comporte des règles de  politesse élémentaires, et d’autres plus subtiles, à apprendre et à faire rentrer dans les habitudes, et qu’il faut expliciter clairement. Mais surtout, cette forme d’organisation du travail, demande au départ une  répartition des postes et des individus dans l’espace, qui doit être pensée de façon très élaborée, au travers de la logique productive, bien sûr,  mais aussi, et peut être surtout ,au travers d’une logique psychologique. C’est en concevant de façon optimale cette topologie de «  l’open-space » qu’on en tirera le meilleur profit pour l’entreprise et pour les gens qui y travaillent.